Baisse de la consommation en octobre: du mieux à prévoir pour la fin de l’année?

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Les dernières statistiques publiées par l’Insee ont enregistré une baisse de la consommation des ménages français de 0,2% en octobre. Une baisse consécutive à celle constatée en septembre: – 0,1%. Pourtant les indices de la consommation semblaient repartir au beau fixe cet été avec des hausse en juin-juillet avant de rencontrer une stagnation en août puis la baisse de ces deux derniers mois. Faut-il y voir un signe inquiétant pour la fin de l’année et à plus grande échelle sur le bilan de 2013?

C’est mieux qu’en 2012, ça serait encore mieux en 2014

Pour cette année 2013 les estimations notent une progression de la consommation de 0,3% et ceci malgré un troisième trimestre décevant en deçà des espoirs initiaux avec une croissance négative. La baisse du mois d’octobre ne semble pas soutenir cette thèse et pourtant les statistiques du mois de novembre sont encourageantes pour la consommation des ménages. Un regain de consommation qui devrait se poursuivre en décembre. Ces estimations prometteuses permettent alors aux experts de l’Insee de pronostiquer une hausse de la consommation des ménages de 0,3% pour ce dernier trimestre 2013.

Il s’agirait alors d’un chiffre encourageant suite à une baisse de la consommation de – 0,4% en 2012. Ce maillon essentiel de la bonne santé de la croissance repart dans le positif. Cette tendance va-t-elle cependant se poursuivre? Oui selon les statisticiens de l’OFCE. Ainsi l’organisme prévoit une hausse de la consommation de 0,8% en 2014.

Alors que penser de ces chiffres? Ils sont dans l’ensemble plutôt décevant et surtout bien en dessous des prévisions initiales. En effet le gouvernement Hollande prévoyait au départ des chiffres bien plus élevés concernant la hausse de la consommation et du pouvoir d’achat pour 2013. Or ces chiffres ne devraient être atteints qu’en… 2014! Un retard d’un an au niveau de la consommation des ménages et donc de la croissance.

Les plus et les moins de la consommation des ménages français

S’il y a un secteur qui arrive à tirer son épingle du jeu en ces temps de morosité économique c’est celui des produits high-tech. En effet la mode des tablettes et smartphones ne cesse pas sa fulgurante ascension. Une majorité croissante de ménages s’équipe de ces produits technologiques avec de plus un facteur de renouvellement très important dû à la sortie permanente de nouveaux produits.

Les secteurs de la consommation à fortes dépenses ainsi que les dépenses de loisirs pâtissent tout particulièrement de ce faible niveau de pouvoir d’achat. Il s’agit de secteurs tel que l’automobile, l’ameublement, l’électroménager mais également les voyages, les bijoux, les travaux de loisirs (achat d’une piscine, construction d’une véranda…). Il s’agit de l’ensemble des biens couverts par le crédit à la consommation. Une mauvaise nouvelle pour ce secteur qui est à la peine depuis 2 ans. Pourtant un phénomène peut expliquer un regain d’attrait pour le crédit et des estimations positives sur la consommation en ce troisième trimestre malgré un mauvais mois d’octobre: l’effet d’anticipation.

Effet d’anticipation et fin d’année heureuse pour le crédit à la consommation

La loi de Finances 2014 est riche… en nouvelles taxes! Hausse de la TVA et fiscalité écologique sont redoutées par tout les consommateurs. Du coup pourquoi ne pas effectuer ses achats avant 2014 pour éviter une trop forte imposition? De cette pensée somme toute assez logique découle ce que l’on appelle l’effet d’anticipation. Ainsi les ménages français anticipent la consommation de certains biens afin d’économiser plusieurs centaines d’euros au moment de régler la facture. On constate tout particulièrement ce phénomène dans des secteurs comme l’automobile et les biens d’équipement du logement, secteurs où les bonus et malus énergétiques tiennent une place prépondérante dans le coût final du bien.

Cependant les ménages n’ont pas toujours les fonds nécessaires pour anticiper de tels achats qu’ils devraient en tant normal prévoir sur plusieurs années afin de mettre de côté une certaine somme d’argent. Ils passent alors par le crédit à la consommation. Ce moyen de financement permet à l’ensemble des ménages de pouvoir accéder à la consommation avec effet immédiat en contrepartie du paiement d’intérêt.

Il est alors judicieux de se demander lequel sera le plus rentable. Payer plus d’impôts? Payer des intérêts? L’arbitrage n’est pas simple. Toujours est-il que la conclusion reste la même: consommer n’est pas gratuit!