Le Chômage

Comparez Nos Offres De Credit
Gratuit Et Sans Engagement
  • credit projet

    Votre projet :

  • credit montant

    Montant du projet :

  • credit mensualité

    Durée du prêt :

    mois

La chômage en France. A chaque élection présidentielle, les candidats promettent d’inverser la courbe. Aujourd’hui si le taux de celui-ci a diminué de 0,1 point, à 10% au 1er trimestre 2015. Paradoxalement, fin avril, le nombre de chômeurs avait augmenté de 0,7%.  Beaucoup de chiffres sont communiqués mais réellement qui comprend exactement ce qu’est le chômage? Le but de la publication aujourd’hui sera de vous l’expliquer

Définition et mesure du chômage



Le chômage est un phénomène hétérogène, il n’existe pas un chômage mais des chômages.

Les formes de chômages



Chômage frictionnel, structurel, technique, technologique, divisé, marginal, potentiel, saisonnier, discontinuité, sectoriel, partiel, locale, volontaire.


Le chômage Frictionnel : ce type de chômage résulte bien souvent d’une insuffisance ou d’une excessive mobilité de la main d’œuvre et une inéquation entre l’offre et la demande du travail.


Le chômage Structurel : dû aux structures économiques, géographiques et sociales.


Le chôme Technologique : est la mise en écart de la main d’œuvre due à l’utilisation des machines et des améliorations dans les méthodes de production. Il montre une adéquation entre l’offre et la demande de travail dû à la modification des conditions de production et quelque fois à des restructurations affectant les entreprises industrielles.


Le chômage saisonnier : est particulier. C’est la perte périodique d’emploi due à des variations saisonnière dans la production de certains secteurs.


Le chômage volontaire : c’est l’inactivité due à un refus de la main d’œuvre d’accepter les conditions proposées par l’employeur. Par exemple, rémunération trop faible ou les contraintes de travail trop difficile.


Le chômage classique : il apparaît lorsque la rentabilité de l’entreprise est insuffisante pour les inciter à embaucher. Il est dû à une contrainte de capacité ou à une suffisance d’équipement.


Le chômage Keynésien : il apparaît lorsqu’il existe une contrainte de débouché, c’est-à-dire l’insuffisance de la demande.


Le chômage involontaire : caractéristique d’une situation où il existe une main d’œuvre inemployée bien que désireuse de travailler y compris à un niveau de salaire réel inférieur au taux existant. Par exemple, le chômage d’insertion des jeunes avant leur entrée dans la vie active.


Le chômage partiel : se traduit par une baisse de la productivité due notamment à la réduction de l’horaire hebdomadaire de travail en dessous de la durée légale de travail. Il peut être un moyen de traverser une période difficile sans recourir à des licenciements. Le chômage total comporte la perte de l’emploi et la cessation total de l’activité.


Le chômage mixte : c’est un chômage qui combine à des proportions variable du chômage classique et du chômage keynésien.

Mesure du chômage



Le chômage est mesuré par le nombre de chômeurs. Dans le cas français, l’INSEE retient 3 critères :

– L’absence d’emploi


– La disponibilité


– La recherche de l’emploi


Le chômage ne signifie pas absence de travail mais absence d’emploi rémunéré.

L’absence d’emploi : la définition la plus stricte du chômage implique une absence d’emploi rémunéré pendant une semaine de référence.

La disponibilité : le chômeur doit être disponible sous quinzaine.

La recherche d’un emploi : à l’enquête de l’emploi de personne se déclarant au chômage et peuvent se contredire en ne se déclarant pas à la recherche d’emploi. Dans ce cas-là elle doit être déduite de la population du chômage.

Les actes de recherche peuvent consister dans une inscription ou bien la fréquentation de petites annonces ou dans des démarches.

Les instruments de mesure du chômage dans la plupart des pays industrialisés sont aux nombre de trois :

– Les enquêtes par sondage auprès de la population


– L’enregistrement des demandeurs d’emploi dans les organismes chargés du placement


– Et les opérations de recensement de la population.


La définition internationale du chômage, c’est celle du BIT (Bureau International du Travail). Cette définition repose sur trois critères que doivent réunir un individu. Et, au-delà de l’âge de scolarité obligatoire, il doit simultanément un jour spécifié ou une semaine spécifiée ne pas avoir d’emploi, rechercher un travail salarié et être disponible immédiatement. Les personnes en chômage sont toutes les personnes qui ont dépassé un âge spécifié et qui un jour ou une semaine spécifié(e) entrent dans les catégories suivantes :

– Travailleur à même de prendre un emploi et dont le contrat d’emploi a été mis fin ou a été temporairement rompu et qui se trouve sans emploi et en quête d’un travail rémunéré.

– Personne à même de travailler sauf maladie bénigne durant la période spécifiée et en quête d’un travail rémunéré, qui n’a jamais eu d’emploi auparavant ou dont la dernière position dans la profession n’était pas celle de salarié.

– Personne sans emploi, qui est normalement à même de travailler immédiatement et qui a pris sa dispositions en vue de commencer à travailler dans un nouvel emploi à une date postérieure à la période spécifiée.

– Personne mise à pied temporairement ou pour durée indéfinie sans rémunération.

Ne sont pas considéré comme des personnes au chômage, les personnes qui ont l’intention d’ouvrir une entreprise ou bien une exploitation agricole à leur propre compte mais qui n’ont pas encore pris leur disposition pour se faire et qui ne sont pas en quête de travail rémunéré. Et les travailleurs familiaux non rémunérés qui ont cessé leurs activités et ne sont pas en quête de travail rémunéré.

Les taux de chômage sont calculés par rapport à la population active totale c’est-à-dire y compris les chômeurs.

Nombreuses sont les causes du chômage chez les jeunes. Il y a une prospérité économique insuffisante, pareil au niveau de la formation conforme aux besoins…, mais les caractéristiques du chômage changent (masculin, féminin) et la qualification joue un rôle dans les risque du chômage. Le lieu de travail peut aussi être générateur d’inégalité face aux risques du chômage. Le taux de chômage n’est pas le même selon le département. En générale, les grandes entreprises exposent moins leur personnel aux risques de chômage que les PME. La nature du secteur d’activité joue un rôle dans l’importance du risque. La précarité des statuts s’ajoute à l’instabilité de l’emploi (CDD, Intérims, …).

Les théories du chômage



La notion de chômage est apparue après l’idée du marché du travail. Sur le marché du travail, on a l’offre de travail et la demande de travail. L’offre de travail émane des ménages et travailleurs et la demande de travailleurs est le fait des entreprises. L’équilibre du marché du travail suppose l’égalité de l’offre et de la demande de travail.

L’analyse des économistes classiques



Smith, Malthus et Ricardo ont étudié les lois sur les pauvres en Angleterre et ont montré leurs inefficacités. Les difficultés d’application de la législation sur les pauvres s’aggravent. Le salaire réel tend à être maintenu à un nouveau plancher correspondant au salaire de subsistance. Le minimum de subsistance est défini comme niveau de salaire. La population augmentera et quelques années plus tard, la concurrence entre travailleurs se fera plus vive. Il y aura du chômage. Résultat,  une pression s’exercera afin de baisser le salaire réel.

L’analyse Marxisme



Marx abandonne reprend pas cette théorie des écoles classiques et propose une justification du salaire de subsistance. Il existe en permanence un excès d’offre de travail, ce qu’il appelle une « armée industrielle de réserve ». C’est cette dernière qui est la cause du maintient des salaires au niveau planché. Ainsi, les capitalistes peuvent imposer un salaire de subsistance aux salariés puisque les ouvriers sont désorganisés et ils sont en concurrences.

Marx explique le maintient d’une telle situation par la loi de la surpopulation relative. En raison de l’accroissement, la composition organique du capital [c’est-à-dire du rapport de capital constant sur capital variable (force du travail) qui reflet le rapport technique entre les machines et les heures de travail nécessaire pour la production] tend a déplacer la main d’œuvre qui est refoulée dans l’armée de réserve.

L’analyse néoclassique



Pour le néoclassique, le chômage s’explique par le fonctionnement du marché du travail. Sur ce marché, se trouve confronté la demande par les entreprises et l’offre par les travailleurs résultant d’un arbitrage travail et loisirs. Cet arbitrage met en rapport la désutilité du travail (le coût de l’effort) et le salaire réel. La demande de travail est une fonction décroissante du taux de salaire réel et l’offre de travail est une fonction croissante du taux du salaire réel. Les entreprises embauchent de la main d’œuvre jusqu’au point ou sa productivité marginale est égale au salaire réel. Les salariés choisissent de travailler tant que le pouvoir d’achat de leur rémunération est supérieur à la valeur monétaire de l’effort que leur demande le travail.

Il existe un salaire réel qui permet d’égaliser l’offre et la demande de travail et d’assurer le plein emploi. Le chômage ne peut être volontaire. Ou le chômage peut être transitoire.

Exemple : la demande de travail (Nd) = 175 – 12.5W

l’offre de travail (No) = 140 + 5 W

salaire réel (W)

si le taux de salaire réel est de 3 unité monétaire ( € ou dollars etc.)

le calcul sera :

Nd = 175 -(12.5×3)

= 137.5

No = 140 + (5×3) =155

155 – 137.5 = 17.5

on est dans une situation de chômage.

Quel est le taux de salaire réel à l’équilibre?

No = Nd

140 +50W = 175- 12

W = 170 – 140/ 12.5 + 5 = 2

L’analyse Keynésienne



Après la crise de 1929, l’œuvre de Keynes s’oppose à la thèse des néoclassiques.

Pour Keynes, à court terme, les ménages sont sujet à l’illusion monétaire, c’est-à-dire les salaire nominaux plus élevés sont considérés comme de meilleur salaire quel que soit le niveau de prix. L’offre de travail dépend du taux de salaire nominal. Les salaires nominaux sont rigides de la baisse. Tout tentative pour faire baisser les salaires nominaux entraînent une réaction des salariés groupés en syndicats.

Il existe un certain taux considéré comme un minimum vital en dessous duquel aucun salaire ne peut descendre. Si la demande de travail par les entreprise est insuffisante, le chômage involontaire peut apparaître. Même si on accepte l’idée d’un ajustement souple du marché du travail par les prix, le plein emploi n’est pas garanti. Si l’investissement peut être sensible à l’intérêt, il ne peut pas avoir de taux permettant l’ajustement d’investissement à l’épargne. Keynes affirme que le même emploi n’est pas l’état normal que postule la théorie néoclassique. Mais qu’au contraire, l’équilibre peut très bien se situer en un point de sous-emploi. Pour lui, il est impossible qu’il y ait de chômage involontaire car la production n’est pas entièrement vendue et l’épargne et l’investissement n’égalisent pas toujours par le biais du taux de variation.

Même s’il existe un taux d’intérêt permettant l’équilibre du marché des biens, il faut qu’il soit compatible avec les choix financiers des agents économiques. Si ce taux est suffisamment bas, il se peut que les agents préfèrent conserver leur épargne sous forme liquide au lieu de détenir des titres. C’est ce que Keynes appelle la «Trappe à liquidité». Toute émission monétaire nouvelle est thésaurisée au lieu d’être prêtée aux entreprises et le chômage ne peut être évité.

La production est supposée avoir une certaine flexibilité à court terme en raison de la capacité inemployée et des stocks disponibles. Elle s’adapte à la demande. Le chômage s’explique par l’interdépendance entre la situation sur le marché des produits et sur celui du travail. Le remède au chômage se trouve sur une intervention sur le marché de bien, par exemple la relance de l’investissement ou bien par une action de l’état concernant la fixation des revenus du marché de travail.

Passionnant n’est-ce pas? Nous poursuivrons demain, merci de faire confiance à CredeeZ!