Le Chômage (suite)

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Aujourd’hui, nous poursuivrons avec les interprétations qui sont faites du chômage et nous concluerons sur les politiques de lutte contre le chômage

Interprétation du chômage

Avec la crise économique, de nouvelles interprétations sont apparues.

Les théories de la segmentation

La segmentation du marché de travail a été décrit dans les travaux de Dorenger P. Elles se schématisent souvent par la coexistence de deux grand segments.

-le premier segment, c’est le marché primaire. Il se caractérise par des emplois stable, généralement à temps plein et offrant des salaires élevés, de bonnes conditions de travail, de bons avantages sociaux, des possibilités de promotions souvent syndiqués avec une certaine autonomie.

-dans le second segment, c’est le marché secondaire. On trouve des emplois souvent à temps partiel ou à durée déterminé. Le marché secondaire va vraiment syndiquer des salaires faible, de faibles avantages sociaux ou pas d’avantages sociaux, pas de sécurité d’emploi, un contrôle et une surveillance sérieuse. Le risque de chômage est important et les promotions sont inexistantes.

Deux grandes catégories de travailleurs peuvent être observées :

-des travailleurs primaires bénéficiant de sécurité d’emploi, de promotions, de rémunération et de bonne conditions de travail.

-les travailleurs secondaires caractérisés par une forte stabilité d’emploi, une faible intégration dans le groupe de travail, une faible rémunération, et sont recrutés parmi les femmes, les jeunes, les immigrants, les minorités ethniques. Ils ont peu ou pas de qualifications connus et ce sont eux qui subissent les aléas du chômage.

Pour d’autres économistes, on peut distinguer trois grands segments :

-le segment primaire supérieur

-le segment primaire inférieur

-le segment secondaire

Le marché supérieur regroupe des emplois à responsabilité demandant une formation d’emploi élevé, une forte mobilité de l’emploi d’une entreprise à l’autre, une capacité à l’innovation, une autonomie et un pouvoir de décision.

Le marché primaire inférieur est celui des emploi de qualification moyenne, le système de promotion interne est très développé et la stabilité de l’emploi est élevé.

Le marché secondaire regroupe les emplois les moins recherché à faible salaire. Il se caractérise par l’absence de qualification requise, une mobilité et une stabilité de l’emploi élevé et de faible possibilité de promotion.

Les théories du chômage de recherche

Le chômeur se définit comme quelqu’un à la recherche d’un emploi.

Les travailleurs sans emploi ont la possibilité de collecter une plus grande quantité d’information et d’avoir davantage de contacts avec les employeurs que ceux qui occupent déjà un emploi. Il est plus facile de chercher activement un emploi quand on est en chômage que quand on est déjà employé. Si on retient cette hypothèse, il est normal qu’une partie de la population active préfère à tout moment rester au chômage dans l’espoir de trouver un meilleur emploi que celui qui lui a été déjà proposé. La collecte d’information n’est pas immédiate et elle entraîne pour les agents économique des coûts financiers et des pertes de temps. On peut dire qu’ici il s’agit d’un chômage volontaire. C’est un investissement qui donne lieu à un calcul économique d’optimisation permettant de déterminer un temps optimal de recherche et donc de chômage et un salaire de réservation.

Le salaire de réservation c’est un niveau de salaire que le chercheur d’emploi essaie d’obtenir. Plus le taux de chômage est élevé et plus le chercheur d’emploi a l’occasion de vérifier que son salaire de réservation est trop élevé en observant des offres d’emploi inférieures à ses aspirations. Il sera amener dans ce cas à réduire son objectif.

La théorie des contrats de travail (ou théorie de contrats implicites)

L’entreprise et ses salariés ont intérêt à s’entendre sur un contrat de travail implicite qui stipule qu’un niveau de salaire qui ne baisse pas instantanément en réponse à une baisse de prix même si ce contrat implique une perte d’emploi des salariés en cas de mauvaise conjoncture. Les salariés acceptent ces contrats puisqu’ils savent en cas de licenciement, le revenu ne seront pas libre puisqu’il existe des indemnités de chômage auxquels s’ajoute la valeur du loisir en terme d’utilité et la diminution et une diminution de la désutilité du travail.

La théorie du salaire déficience

Elle cherche à concevoir le comportement de fixation des salaires par les entreprises. Dans tous les cas où les problèmes se posent cela base une hypothèse essentielle. Dans cette hypothèse, l’effort fourni par le travailleur et donc sa productivité par extension est une fonction croissante du salaire qu’il perçoit. Dans la mesure où la baisse du salaire se répercute sur le profit, les entreprises pourront rationnellement lui préférer un ajustement par les quantités. En l’occurrence, cela entraîne la baisse de l’emploi.

La théorie du déséquilibre

La théorie du chômage qui a été développée par Malinvaud s’inspire de la théorie du déséquilibre. D’après cette théorie, les économies connaissent des rigidités. Les prix ne réagissent pas instantanément à l’écart entre l’offre et la demande. Ce qui explique l’existence de déséquilibre durable sur les marchés.

Le chômage est caractérisé par une offre excédentaire du travail, il correspond à une situation où l’offre de travail par les salariés est rationnée par une demande de travail insuffisante de la part des entreprises. En considérant deux marchés, marchés du bien et du travail, quatre situations sont envisageables :

Marché des biens et services

L’hystérésis du chômage

On remarque alors que les principaux chocs qui ont affecté défavorablement les économies européennes au cours des années 70, et au début des années 80, se sont aujourd’hui dissipés. Mais ces économies restent souvent encore caractérisées par de forts taux de chômage. Dans ce contexte, a été formulé l’hypothèse que le chômage contemporain pouvait être au moins partiellement la conséquence de ses niveaux élevés atteints dans le passé. Ce phénomène est qualifié d’Hystérésis.

Les politiques de lutte contre le chômage

Il y a diverses politiques de lutte contre le chômage. Ces politiques sont suggérées par l’analyse économique et suggérées aussi par l’expérience des pays. Des politiques consistent à retirer du marché du travail une partie de la population active (des stages, emploi non marchand, aidé travailleurs immigré à retourner dans leur pays, …). Il y a aussi des politiques qui visent à baisser le coût du travail par une aide à la création d’emploi. Il y a le traitement économique et social du chômage qui cherchent à créer des conditions plus favorable au développement des entreprises créatrices d’emplois (allègement fiscaux accordés aux entreprises, règlementation social, etc…) et qui cherchent aussi à accroitre l’efficacité du mécanisme de réinsertion du chômeur mais aussi les plans pour l’emploi mis en œuvre dans les pays et la diminution du temps annuel du travail de façon à respecter les conditions d’efficacité. La politique budgétaire ne doit pas viser une réduction des emplois publics mais les créations d’utilité sociale.

Les solutions proposées

Parmi les solutions proposées, voici quelques unes :

-Une baisse généralisée des salaires ou une inflexion de leur progression

-Une réduction du coût salarial en diminuant simultanément les prestations sociales et les cotisations sociales employeurs nécessaires pour les financer

-Une fiscalité plus favorable à l’emploi

-Inciter les entreprises à substituer du travail au capital en diminuant les cotisations sociales employeur et en créant une TVA qui porterait également sur le capital

-Elever le niveau général de formation. Les travailleurs diplômés postulent pour des postes pour lesquels ils sont trop qualifiés et les employeurs les embauchent en priorité

-Une hausse des investissements

-Une baisse des impôts portant sur les ménages, une relance économique

-Une réduction de la durée du travail, le partage du travail

Le chômage peut être considéré comme un excès de l’offre de travail par rapport à la demande de travail ou un excès de la population active relativement au nombre d’emploi disponible dans l’économie.

Les mesures dites passives visent à atténuer les effets du chômage en apportant une indemnisation du chômage et en essayant de limiter la population active.

Les mesures dites actives ont pour but de lutter contre le chômage en aidant à la préservation des emplois existant à la promotion d’un nouvel emploi à l’adaptation de la main d’œuvre au besoin de l’économie.

L’action sur la population active

Deux types d’interventions, à savoir la limitation du nombre d’actif qui vise à réduire le chômage et l’indemnisation du chômage sans entraîner des effets pervers qui pourraient en augmenter le montant. La population active, c’est l’ensemble des personnes en âge de travailler qui occupe ou recherche un emploi. L’action sur la population active se fait par divers moyens :

-l’élévation du niveau de formation, le pouvoir public aide le peuple (bourse, prêt, stage, etc…)

-les allocations familiales incitent certains parents à rentrer dans le marché du travail

-l’action sur le nombre de travailleurs immigrés (aides au retour des immigrés)

-la limitation d’accession à la citoyenneté

-l’action en direction des travailleurs âgés (retraite)

-l’indemnisation du chômage qui relève gestion social du chômeur

L’action sur la demande de travail

D’après les analyses des économistes classiques et néoclassiques, le niveau de salaire détermine la demande de travail des entreprises. Le chômage produit avant tout, le salaire trop élevé et/ou qui s’ajuste mal. Les salaires trop élevés pèsent sur la décision d’embauche des entreprises. Ces dernières sont obligées de réduire leurs coûts en minimisant le volume de leur main d’œuvre. Donc la politique amenée est une politique de recherche de flexibilité salariale.

Il y a aussi la politique de revenu qui essaie de contrôler la progression de salaire, monétaire, budgétaire. Les interventions sur le marché du travail relève de la politique de l’emploi et sont de deux ordres :

-les interventions structurelles visant à modifier les modalités de formation des salaires. Elles peuvent prendre la forme directe c’est-à-dire la législation, la règlementation ou bien elles peuvent prendre la forme indirecte c’est-à-dire la concertation, l’encouragement par les aides diverses.

-les subventions à l’emploi : aides financières aux entreprises ayant des retombées à priori favorables à l’emploi. Ce sont toutes les mesures financières visant explicitement sous formes d’aide d’exonération à baisser le coût du travail en vue de maintenir les emplois ou favoriser les embauches. Les aides au maintien à l’emploi ont pour but d’éviter le licenciement. Et les aides à la création d’emploi concernent les embauches.

Les subventions prennent plusieurs formes, et les subventions peuvent s’appliquer pour plusieurs publics (certaines entreprises petites ou moyennes, certaines régions).

Les autres mesures

Parmi les autres mesures, on distingue :

-le recourt à l’emploi temporaire (précaire)

-le réaménagement du temps de travail

-les politiques globales de formation

-la politique d’insertion

-les initiatives locales pour l’emploi

-le développement des activités de service

-les actions en faveur des jeunes

Les politiques globales de formation ont deux niveaux d’interventions : l’action sur le système de formation et l’action sur les entreprises.

Les pouvoirs publics peuvent intervenir pour développer le pouvoir public des firmes par voie règlementaire ou par des incitations financières. Les pouvoirs politiques peuvent intervenir pour aider les entreprises à se moderniser, à mettre en place une nouvelle organisation du travail plus qualifiante pour les travailleurs et plus performante pour les entreprises.

Les initiatives locales pour l’emploi privilégient deux axes d’actions :

-la mobilisation des acteurs locaux en développant le partenariat entre eux

-la mobilisation des ressources locales, pour établir les conditions favorable à entrepreneuriat et aux développements des PME

-les pouvoirs publics peuvent intervenir du côté de la demande et de l’offre pour développer les activités de services. Du côté de la demande, ils peuvent intervenir par des subventions directes des ménages ou par des abattements fiscaux, ils peuvent inciter les entreprises à distribuer à leurs employés des bons d’achat pour toute une gamme de services

-du côté de l’offre, les pouvoirs publics peuvent apporter des aides pour rendre rentable des activités des services à productivité marginale faible

 

Ainsi se clôture notre chapitre sur le chômage.