Le concept de la monnaie

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Qu’est-ce que la monnaie ? Quelles formes prend la monnaie ? A quoi sert la monnaie ? En quoi consiste la monnaie ? Quels sont les fondements de la monnaie ? Nous essaierons de répondre à toutes ces questions aujourd’hui.

Il est de notoriété commune que la monnaie remplisse trois fonctions : la fonction de paiement, la fonction de réserve de valeur et la fonction d’unité de compte.

La fonction de paiement



Souvent dans les ouvrages, la fonction de paiement est souvent assimilée à la fonction d’intermédiaire des échanges, ce qui n’est pas tout à fait exact. En réalité, la fonction de paiement est plus large que la fonction d’intermédiaire des échanges.

Afin de comprendre cela, prenons l’exemple du crédit qu’octroyaient les petits commerçants à leurs clients fidèles. Le crédit ne peut pas être considéré comme une forme de monnaie, car même s’il facilite les échanges, il ne remplit pas la fonction de paiement. La vraie fonction que remplie la monnaie, c’est la fonction de paiement. La monnaie a un pouvoir libératoire dans le sens où elle éteint toute dette entre les deux coéchangistes. L’intérêt de disposer d’un bien qui remplisse la fonction de paiement, bien que ces échanges entre agents n’aient plus besoin de reposer sur la double coïncidence.

La double coïncidence, c’est apporter à l’autre le bien qu’il souhaite tout en s’étant assuré qu’il possède le bien que nous souhaitons. Son problème est qu’il génère des coûts important, c’est une situation où il est quasiment impossible d’échanger. Dès lors qu’il existe un bien remplissant la double coïncidence, le problème de la fonction de paiement ne se pose plus. Parce que le bien en question sera universellement accepté.

La fonction de réserve de valeur



La qualité de réserve de valeur de la monnaie repose sur une propriété de la monnaie identifiée par John Maynard Keynes : la liquidité.

La liquidité est selon lui, l’aptitude d’un actif à être vendu rapidement sans perdre de capital. C’est cette notion de liquidité que Keynes va appliquer à la monnaie en considérant que la monnaie est liquide par excellence (il n’y a pas d’actif plus liquide). Selon lui la liquidité, serait en fait disposer de la monnaie ; c’est disposer de moyens de paiement immédiat sans risque de perte en capital. C’est sur cette qualité qu’est donc la monnaie que Keynes fonde la fonction de réserve de valeur.

La BCE en 1999 a donné une définition : normalement le degré de liquidité d’un actif sera d’autant plus élevé que les coûts de transaction (commission, impôts etc.) impliqués par l’utilisation du pouvoir d’achat représenté par cet actif pour effectuer un paiement seront faibles et que sa valeur nominal variera peu avec le temps.

En résumé, on peut donc dire que la caractéristique de réserve de valeur n’est pas une fonction spécifique de la monnaie. Par contre la monnaie est une réserve de valeur spécifique du fait de sa fonction de paiement et de sa fonction d’unité de compte.

La fonction d’unité de compte



N = 9000
n (n – 1) / 2

L’intérêt de disposer d’un bien qui remplit la fonction d’unité de compte, c’est que cela permet de faciliter la détermination de la valeur des biens, de les comparer entre eux, cela facilite aussi les échanges. Il n’est pas nécessaire que l’unité de compte soit concrète.

Quelles formes prend la monnaie ?

Deux formes de monnaie sont observés. On entend par monnaie, les moyens de paiement utilisés.

La monnaie fiduciaire: (du latin fiduce, c.à.d. confiance) constituée de billets et de pièces. Autre appellation de la monnaie « Price » ou encore la monnaie divisionnaire.

La monnaie scripturale qui prend la forme de solde créditeur détenu par les agents économique sur des dépôts à vue dans les comptes des institutions financières (Chèque, Carte bancaire, virement, TIP). Deuxième définition, la monnaie scripturale prend la forme de jeu d’écriture matérialisant un avoir en compte à vue.

Aujourd’hui, 93% de la monnaie circulant dans notre économie représente de la monnaie scripturale alors que 7% est de la monnaie fiduciaire.

Quels sont les fondements de la monnaie ?

Historiquement, le métal a d’abord été le premier fondement de la monnaie. La transformation de métal en monnaie prenait la forme d’un processus en 2 étapes. La première étape correspondait à la fixation du prix monétaire officiel du métal par le pouvoir politique. La deuxième étape consistait en l’achat du métal à son prix par ce que l’on appelait l’hôtel des monnaies pour être transformé en pièces de monnaie, elle était appelé le monnayage.

Pendant l’opération monnayage,  une taxe appelée seigneuriage est prélevée et prend la forme d’un prélèvement métal de sorte que le poids des pièces frappées (fabrication) restituées diffère du poids de lingot de métal à l’hôtel de monnaie. Le métal est prélevé par le souverain. Dans les faits, avant le 15ième siècle, le système monétaire était bimétallique. L’or et l’argent servant de fondement de matières premières à la fabrication de la monnaie. Assez rapidement, le système bimétallique va céder sa place à un système ne reposant que sur un seul métal, en l’occurrence l’or, c’est-ce que l’on appelle le système monétaire de l’étalon or. Un système qui prend effet à la fin du 18ième siècle. L’utilisation des billets de banque et de monnaie scripturale coexiste parallèlement à l’utilisation des pièces de monnaie, mais à cette époque le système de monnaie métallique reste le principal. Pendant la Seconde Guerre mondiale, on assiste à la suppression de la convertibilité des billets en or.

Le processus de disparition du système monétaire métallique s’enclenche dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale. On assiste alors à une montée progressive du système monétaire fondé sur des actifs financiers. Très tôt les actifs financiers vont coexister avec la monnaie métallique en tant que forme de paiement . Et ce même s’il reste relativement confidentiel et circonscrit à des espaces géographiques particuliers.

Dès la fin du 11ième siècle, on voit apparaître une première forme de monnaie scripturale utilisant les premières formes de virement. Ceci au travers de l’activité de ce que l’on appellera des teneurs de table de change. Ces derniers se déplaçaient de foire en foire, recevaient des dépôts en pièces métalliques de leurs clients en pièces d’or et par conséquent leur ouvraient un compte dans leurs villes ce qui leur permettait ensuite d’effectuer des virements par simples jeu d’écriture pour matérialiser les opérations d’achat et de vente s’effectuant entre différents clients.

Il faut attendre beaucoup plus tard, en l’occurrence au 17ième siècle pour voir apparaître d’autres pratiques utilisant des actifs financiers comme forme de paiement. En effet, ces activités sont le fait de ce que l’on appelle à l’époque l’orfèvre changeur. Ils vont procéder de la manière suivante, ils délivrent à leurs clients disposant (sous forme de pièces d’or) des certificats de dépôt ou de billet qui vont leur servir ensuite à effectuer des opérations d’achat et vente entre clients d’un même orfèvre changeur. On voit se développer rapidement entre clients d’un même orfèvre changeur, la circulation manuelle de ces billets. Cette circulation de billets peut s’apparenter à la circulation des premiers billets de banque. Apparaissent très tôt, les deux actifs financiers qui vont servir de monnaie de paiement monnayable dans les économies modernes, en l’occurrence les dépôts à vue modélisable (DAV) et le billet.

Mais ces deux actifs financiers restent dans un premier temps limités à une sphère de commerçant et n’ont donc pas le rôle de moyen de paiement généralisé. Les premiers à se généraliser dans leur utilisation seront les billets parce qu’ils sont proches de la monnaie métallique et parce que ces derniers circulent manuellement, de la main à la main ; mais aussi parce qu’à cette époque ils sont convertibles en or. Cette généralisation de la circulation des billets est acquise dès le début du 19ième siècle en Grande-Bretagne et un siècle plus tard en France.

Concernant la forme scripturale, sa généralisation s’effectue avec la bancarisation massive des populations (accès au dépôt bancaire et au crédit par la population). Dans le cas de la France, cette bancarisation de la population intervient dans les années 60. On peut donc dire qu’à partir des années 70, la monnaie est doublement financière parce qu’en tant que forme de paiement (billets et dépôts à vue) c’est un actif financier ; d’autant plus que celle-ci apparaît au passif du bilan des institutions financières à l’origine de leur création. La monnaie est inscrite au passif de l’institution qui la crée. Ainsi, les billets se retrouvent au passif du bilan de la Banque Centrale qui est l’institution qui fabrique exclusivement la monnaie et les DAV se retrouvent au passif des banques de second rang. Par ailleurs, la monnaie est fondée sur un autre actif financier, en l’occurrence le crédit qui figure à l’actif du bilan des banques de second rang. On passe donc du monnayage du métal à la monétisation du crédit.

Nous poursuivrons demain avec le financement et l’intermédiation financière.